Manhattan blues

€ 16.00

Jean-Claude Charles

Manhattan blues

Roman

Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s’aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l’écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.

Une nuit de lecture. C’est la nuit peut-être qu’on lit tout à fait et que la force d’un livre se fait plus visible. Quand les jours passent et qu’on s’éloigne de sa lecture, Manhattan Blues paraît de plus en plus beau. On voudrait être à le relire encore. On le fait lire à un ami. Il dit lui aussi que c’est très beau. Et le livre grandit encore. Il devient de plus en plus beau. C’est pourquoi j’écris aujourd’hui que c’est un livre magnifique. L’histoire d’amour est bouleversante, cachée, à l’auteur, d’abord cachée à lui, puis à nous, à tous… Jean-Claude Charles est sans doute un romancier, vrai, grand.

— Marguerite Duras

Après Manhattan (1979) ce film de Woody Allen où l’on n’a vu que des Blancs à l’écran, avant She’s Gotta Have It (1986) du jeune Spike Lee où tous les personnages étaient noirs, voici Manhattan Blues (1985) ce roman où le cœur d’un écrivain noir oscille entre deux filles blanches. Jean-Claude Charles fixe sur nos rétines éblouies un Manhattan en noir et blanc sur fond de blues. C’est drôle, émouvant et ça vibre au rythme de ces années 1980 où Basquiat a surgi alors que Madonna débutait dans une boîte du Village. On lira Manhattan Blues, le roman d’amour que Spike Lee et Woody Allen auraient dû réaliser ensemble.

— Dany Laferrière
de l’Académie française

10,6 x 17,8 cm • 272 pages
ISBN 978-2-89712-321-5
Paru le 14 septembre 2015
Première parution : 1985