Nos activités de traduction : Un entretien accordé au quotidien Le National

Nos activités de traduction : Un entretien accordé au quotidien Le National

Nous reproduisons ici l'entretien accordé par LEVE au quotidien Le National en juin dernier en Haïti

 

C’est à l’occasion d’échanges datant d’environ trois ans avec le linguiste Michel DeGraff, professeur au Massachusetts Institute of Technology, sur des aspects mathématiques touchant la bi-univocité de la relation entre « graphèmes » et « phonèmes » dans l’alphabet officiel du créole haïtien, que M. Gourdet vient à s’intéresser à la linguistique et trouver confirmation de sa passion pour notre langue créole qu’il considère être « notre plus belle et sérieuse chance d’union nationale. » Ses échanges, ses traductions et sa proposition d’accélérer l’enrichissement de la bibliothèque créole par la traduction massive d’oeuvres de la littérature mondiale, lui valent d’être accueilli chaleureusement par la communauté universitaire haïtienne avec laquelle il signe en mai 2017 une convention de partenariat pour lancer un ambitieux « programme de formation en techniques de traduction » sur dix ans. Nous l’avons récemment rencontré au Plaza Hôtel de Port-au-Prince où il participait à un colloque organisé par la faculté de Linguistique appliquée (FLA) sur « Une approche comparative des créoles à base lexicale française. » Il a bien voulu se prêter au jeu de nos questions-réponses.

 

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Le journaliste J4 Rolph

 

Le National : Vous êtes traducteur. Pouvez-vous nous parler des livres que vous avez déjà traduits ?

Frantz Gourdet : Si l’on excepte des travaux finalisés et non encore publiés, il s’agit de trois oeuvres emblématiques de la littérature universelle : Le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry, sous un titre déjà retenu par Gary Victor : Ti Prens Lan ; L’étranger d’Albert Camus (Yon nèg apa) édité en deux tomes, le premier couvrant la « première partie » du texte initial de l’auteur jusqu’au meurtre ; et, enfin, également en deux tomes, L’odeur du café traduit sous le titre de Da, la grand-mère tant aimée de Dany Laferrière ; elle occupe tout l’espace du récit ; même lorsque Laferrière nous campe d’autres personnages, nous les percevons toujours à travers le filtre transparent de « Vieux os » avec Da en filigrane. Suite de l'entretien...

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 Lire l'intégralité de l'entretien : Rencontre avec le traducteur Frantz Gourdet (Le National, 02/07/2017)

Rencontre avec le traducteur Frantz Gourdet - La suite (Le National, 04/07/2017)