Faut-il traduire Céline ?

Faut-il traduire Céline ?

On le « savait » depuis une publication de L'Humanité datant du 21 janvier 1950, mais rarement les faits ont été si solidement étayés : Céline a bel et bien été un agent de la Gestapo et un délateur. Cela ressort du livre fleuve (1182 pages) de la spécialiste de Littérature Annick Duraffour et du philosophe et sociologue Pierre-André Taguieff sorti chez Fayard le 1er février dernier : « Céline, la race, le juif. Légende littéraire et vérité historique ».

Je cède à l'obligation de reproduire plus bas deux pages de l'ouvrage consacrées au Dr Hogarth, le premier « juif » dénoncé par l'agent Louis-Ferdinand Céline, à la fois par intérêt et antisémitisme. Et il redouble de racisme lorsqu'il apprend ensuite que le Dr Hogarth est un  haïtien.

Alors faut-il traduire (ou pas) Céline en créole haïtien ? Le « talent pur » de l'écrivain et son œuvre « géniale » pourront-ils jamais, un jour, dédouaner le personnage abject et répugnant qui a tenu la plume ayant formé, l'une après l'autre, les phrases du  « Voyage au bout de la nuit » ?

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